penser. concevoir. vendre.
Archives pour août, 2010
L’homme qui plantait des arbres
21/08/10
L’histoire magnifique d’Elzéard Bouffier, un « entrepreneur » de premier plan…
3 étapes primordiales
18/08/10
Lorsqu’on monte une entreprise avec un petit budget, plusieurs étapes sont signifiantes. Je pense en avoir traversé quelques unes ces derniers mois, et propose de vous en faire un bref récapitulatif.
- L’emménagement dans les bureaux. Une difficulté pour une jeune entreprise, de surcroit dans Paris. Les propriétaires demandent des garanties élevées : une caution bloquée équivalente à 3 mois de loyer et une garantie bancaire bloquée équivalente à 6 mois de loyer. Pour ceux qui ne préparent pas dans leur plan de financement ce budget, attention aux désillusions…
-Le recrutement de collaborateurs. C’est à mon sens l’étape la plus difficile. Il faut s’entourer de personnes compétentes qui vont apporter une vraie valeur à l’entreprise, tout en trouvant le bon compromis financier. Lorsqu’on a peu de moyen, il est indispensable de convaincre le postulant du bien fondé de son action. Les rôles s’inversent : l’employé devient la pierre angulaire de l’entreprise, de surcroit si il a une capacité que les dirigeants n’ont pas. Je pense en particulier aux développeurs web qui sont aujourd’hui en situation de force. Même les plus mauvais ont le choix entre plusieurs entreprises et dictent leurs exigences : parts dans l’entreprise, contrat à long terme, salaire élevé, avantages divers…
-Les preuves matérielles. Dans les entreprises de conseil ou d’e-commerce, la matière grise est souveraine. Il y a peu de preuves tangibles de l’action que l’on mène (si ce n’est l’augmentation ou la baisse du CA). Il est pourtant important de pouvoir palper ce que l’on crée : cela permet la prise de recul. Dès lors, avoir entre les mains des cartes de visites, une plaquette commerciale, une carte bancaire entreprise, un chéquier, fait prendre conscience de ce que l’on fait.
Ces 3 événements sont générateurs d’émotions que les entrepreneurs connaissent bien. C’est, comme toujours, le fruit d’un long travail, souvent solitaire, qui pousse au dépassement.
Je décrirais plus en détail dans un prochain post les états d’âmes que traversent beaucoup de chefs d’entreprises.
Avoir des valeurs
18/08/10
Certaines valeurs, personnelles et culturelles, sont à mon sens indispensables pour réussir en affaire.
- L’honnêteté, indispensable dans toutes les étapes et la vie de l’entreprise. Que ce soit dans les relations avec les clients, les banquiers, les employés, et envers soi-même.
- La clairvoyance, qui consiste à déterminer les leviers de l’entreprise et les incidences de chaque action dans le système.
- L’empathie, la faculté de se mettre à la place de l’autre. C’est une qualité indispensable pour un chef d’entreprise. D’une part, pour comprendre et répondre aux attentes des clients, et d’autre part pour gérer au mieux les Hommes qui constituent son entreprise.
- L’éthique, garante de la morale de l’entreprise. Si l’éthique n’est pas correctement exprimée ou non respectée, c’est le fondement de l’entreprise et sa stabilité qui est remise en cause.
- L’humour, qui permet d’avoir du recul sur soi-même et la vie de l’entreprise, et excellent ciment social entre les employéss.
- La persévérance, sans quoi rien n’est possible. Tous les entrepreneurs connaissent des échecs. Mais les meilleurs sont ceux qui en tirent des enseignements, et une motivation supplémentaire pour mener à bien leurs projets et objectifs.
Ne pas oublier le temps
17/08/10
Qu’est ce qui ne s’épuise pas, ne se contrôle pas, et ne se transforme pas?
Le temps.
La donnée « temps », est trop souvent mésestimé au sein des entreprises et de notre vie quotidienne. Sa représentation naturelle, invisible et omnisciente, impose de fait un certain recul.
Dans la vie d’une société, comprendre le temps est indispensable à deux niveaux :
- Rétrospectivement, car la production de richesses, nécessite des stratégies claires et pertinentes, qui ne se définissent qu’à la lueur des évènements passés.
- Présentement, en ayant conscience du temps qui passe, et de la nécessaire vigilance qui en découle. Le marché, qui évolue sans interruption, impose à l’entreprise un ajustement en continue, et à tous les niveaux.
Il est parfois indispensable de réduire d’urgence les délais de production, de reporter à plus tard l’embauche d’un collaborateur, ou de changer le concept de son produit car devenu obsolète.
Aucune société ne résiste au temps.
Il s’agit donc d’en faire le meilleur usage possible sur le marché, en conduisant des actions toujours plus pertinentes.
Avoir une idée
16/08/10
Les entrepreneurs qui réussissent ont plusieurs points communs. Ils ont, entre autres, toujours l’esprit ouvert et leurs antennes sorties.
Ils savent observer attentivement leur environnement et poussent les choses plus loin qu’elles ne le sont.
En regardant la télévision, un téléphone portable, un couteau, ou une chaise, certaines questions reviennent sans cesse : « Qu’est-ce qui manque à ce produit ? » « Quel pourrait-être son futur ? » « Comment le rendre plus simple ? » « Peut-on l’utiliser autrement ? »
Avec de l’imagination, on peut répondre à ces questions, pour de nombreux produits et concepts. Ce mécanisme de raisonnement est très souvent vecteur d’idées.
Mais comment savoir si une idée est vraiment bonne ?
Beaucoup d’idées sont révolutionnaires, innovantes, pertinentes, mais toute la difficulté réside dans la mise en œuvre.
Il faut surmonter plusieurs étapes : la viabilité technique, l’utilité sur le marché, le besoin de financement, puis le bon développement du produit, la bonne technique de commercialisation, etc.
Avant de se lancer dans ces épreuves, il faut s’assurer de la pertinence d’une idée. Et pour ça, il faut en parler. A son cercle d’amis, à sa famille, ou à des professionnels du domaine concerné.
Ne conservez pas votre idée comme un trésor ; car votre vrai trésor, c’est vous, votre capacité à mener à bien votre projet et vos idées.