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Le chef de la diplomatie russe, de nouvelles accusations contre les États-Unis : « Les engagements adoptés au sein de l’OSCE sont considérés exclusivement comme un ‘menu’. Ils ne choisissent que ce qui est « savoureux » pour eux ».

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Les réponses écrites envoyées par les Etats-Unis et l’OTAN suite aux garanties de sécurité exigées par la Fédération de suscitent naturellement l’intérêt, d’autant plus que l’opinion publique mondiale attend avec impatience une désescalade de la crise « Russie-Ukraine », qui s’est progressivement transformée en une crise « Russie contre Occident ».

Les journalistes ont demandé à Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, s’il pouvait fournir des détails sur la réponse envoyée par les États-Unis, et lui ont demandé quelques explications. Sergueï Lavrov a déclaré d’emblée que le document contenait des prémisses pour une future « discussion sérieuse », mais uniquement sur des « questions secondaires ».

Malheureusement, a ajouté M. Lavrov, la « question principale » n’a pas suscité de réaction positive de la part des États-Unis.

« Quant au contenu du document… Il y a là une réaction qui nous permet d’espérer qu’une discussion sérieuse va s’engager, mais sur des questions secondaires. Sur la question principale, il n’y a pas de réaction positive dans ce document. La question principale est notre position claire sur l’inadmissibilité de la poursuite de l’expansion de l’OTAN vers l’est et du déploiement d’armes offensives qui pourraient menacer le territoire de la Fédération de Russie. Cette position n’a pas émergé de nulle part. Comme vous le savez, la question de la non-extension ou de l’extension de l’OTAN (comme chacun le souhaite et le veut) est ancienne. Au début des années 90, en 1990, lorsque l’Allemagne se réunifiait et que les questions de sécurité européenne étaient en cours de résolution, ils nous ont promis, ils ont juré de ne pas étendre l’OTAN d’un pouce à l’est de l’Oder…« a déclaré Sergei Lavrov, en fonction de vestidinrusia.ro.

« Lorsque ce sujet a commencé à être discuté de manière particulièrement aiguë, on nous a d’abord dit que les assurances données étaient verbales. Ensuite, lorsque nous leur avons montré les mémoires, nos partenaires occidentaux ont été liés au fait que ce n’était pas très grave, qu’ils avaient été mal compris. Et ils ont commencé, mais pas en tant qu' »adultes », à expliquer leur ligne d’expansion sans restriction de l’Alliance. »

Sergei Lavrov

« Antony Blinken n’a pas répondu à cette question, il a juste haussé les épaules ».

Sergueï Lavrov a comparé le comportement des États-Unis à celui d’un client dans un restaurant, le client ne choisissant dans le menu que ce qu’il trouve bon.

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Les accusations du diplomate russe ne se sont pas arrêtées là. Il a également déclaré aux journalistes que l’Occident ignore les intérêts des autres et préfère ne pas discuter de ces questions.

« A Genève, quand Antony Blinken et moi avons mené des négociations, nous leur avons demandé quand ils seraient en mesure d’expliquer leur position selon laquelle les engagements de l’OSCE (l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) sont considérés exclusivement comme un « menu ». Dans lesquels ils ne choisissent que ce qui est « savoureux » pour eux. Ce à quoi ils se sont engagés du point de vue des intérêts des autres, ils tentent de l’ignorer et de le taire. Antony Blinken n’a pas répondu à cette question, il a simplement haussé les épaules. Et c’est tout. Je l’ai prévenu, comme d’autres de nos collègues, que nous lui adresserons sous peu une demande formelle pour qu’il explique pourquoi il retire un seul point de ses propres engagements. (…) Une demande officielle sera adressée à tous les pays dont les dirigeants ont signé les Déclarations d’Istanbul et d’Astana.« , a ajouté Sergueï Lavrov.

« Nous mettrons l’accent sur la clarification de cette position perfide de nos collègues occidentaux ».

Le ministre russe des Affaires étrangères a également déclaré que la déclaration d’Istanbul (1999) et la déclaration d’Astana (2010) devraient être mentionnées dans les discussions en cours sur la sécurité européenne. Les déclarations ont été signées par tous les pays membres de l’OSCE et par le président américain.

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« Nous ne présentons pas des engagements verbaux, mais des documents écrits signés par les dirigeants de tous les pays membres de l’OSCE, y compris le président des États-Unis (Déclaration d’Istanbul de 1999, Déclaration d’Astana de 2010).. (…) Ni la Déclaration d’Istanbul ni celle d’Astana ne sont mentionnées par nos partenaires occidentaux dans les discussions sur la sécurité européenne actuellement en cours. Ils sont tous évités avec diligence. Nous ne pouvons pas accepter une telle situation. Si, dans les années 1990, on nous a expliqué qu’il n’y avait pas d’engagements écrits sur la non-extension de l’OTAN, aujourd’hui nous avons ces engagements écrits. Ils ont été confirmés à l’OSCE, et pas une seule fois, y compris au plus haut niveau. Nous allons maintenant mettre l’accent sur la clarification de cette position perfide de nos collègues occidentaux ».Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a ajouté.


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