NASA a dévoilé son plan le plus détaillé pour une base lunaire, positionnée près du pôle sud lunaire, marquant une étape décisive vers Mars. Jared Isaacman, l’administrateur de la NASA, souligne que cette base sera le premier avant-poste de l’humanité sur un autre monde céleste. Ce projet ambitieux engagera à la fois des missions animées et non animées.
SpaceX : L’épine dorsale militaire des États-Unis pour les missiles, les drones et les combattants
La NASA a dévoilé son plan le plus détaillé à ce jour concernant une base lunaire, visant à établir un avant-poste permanent près du pôle sud lunaire. Cet avant-poste est prévu pour être construit au cours de la prochaine décennie et servira de tremplin direct vers Mars. Selon Jared Isaacman, administrateur de la NASA, "la base lunaire sera le premier avant-poste des États-Unis et de l’humanité sur un autre monde céleste". Chaque mission, qu’elle soit habitée ou non, sera une opportunité d’apprentissage lors de notre retour sur la surface lunaire, de la construction de l’infrastructure nécessaire pour rester et de la maîtrise des compétences requises pour vivre et opérer dans l’un des environnements les plus exigeants et dangereux qui soient.
Phases de développement de la base lunaire
Le plan se décline en trois phases, impliquant des missions non habitées et habitées, destinées à livrer des équipements, des véhicules et des infrastructures à la surface de la Lune. Les trois premières missions de la base lunaire sont programmées pour être lancées avant la fin de 2026.
- Moon Base I, prévu pour l’automne 2026, utilisera le lander Blue Moon Mark 1 de Blue Origin pour livrer des instruments scientifiques à la crête de Shackleton, la même région où des astronautes de la mission Artemis atterriront.
- Moon Base II enverra le lander Griffin d’Astrobotic, transportant plus de 500 kg de marchandises, y compris le rover FLIP d’Astrolab, pour commencer à développer des systèmes de mobilité sur la surface.
- Moon Base III transportera la mission scientifique Lunar Vertex sur le lander Nova-C Trinity d’Intuitive Machines pour étudier les tourbillons lunaires près du pôle sud, avec des charges utiles scientifiques de l’ESA et de la Corée à bord.
Développement des véhicules et des drones
Du côté des rovers, NASA a attribué 219 millions d’euros à Astrolab et 220 millions d’euros à Lunar Outpost pour la construction de la première phase des véhicules lunaires. Les deux rovers devraient être déployés sur la surface lunaire d’ici 2028. Le rover habité d’Astrolab pèse environ 900 kg et peut atteindre une vitesse de plus de 10 km/h. Le rover Pegasus de Lunar Outpost peut fonctionner de manière autonome ou par télécommande à plus de 14 km/h. Blue Origin a reçu 175 millions d’euros avec une option de 263 millions d’euros pour livrer des landers de marchandises pour le transport des rovers.
NASA a également confirmé que la mission MoonFall, qui déploiera quatre drones d’exploration pour reconnaître les sites d’atterrissage d’Artemis, a sélectionné Firefly Aerospace pour construire le vaisseau spatial de transport, avec un lancement prévu pour 2028.
Rôle stratégique de SpaceX
SpaceX occupe une position centrale dans cette couche commerciale. L’entreprise détient le contrat System d’atterrissage habité de NASA pour le lander dérivé de Starship, qui mettra les astronautes sur la surface lors de l’Artemis IV, actuellement prévu pour 2028. Avant cela, SpaceX doit démontrer la capacité de transfert de propulseur en orbite à grande échelle, un processus nécessitant plusieurs lancements de tankers Starship pour alimenter une seule mission. La glace d’eau au pôle sud lunaire est essentielle à la viabilité à long terme de la base, car elle peut être convertie en eau potable, en oxygène respirable et en carburant pour fusées, réduisant ainsi directement la dépendance à l’approvisionnement depuis la Terre. Cette boucle de ressources devient beaucoup plus pratique si Starship peut atterrir et être ravitaillé sur ou près de la Lune elle-même.
Elon Musk a déclaré publiquement que Starship V3, qui a récemment effectué son premier vol, devrait être suffisamment performant pour les missions initiales vers Mars. Le plan de base lunaire annoncé est une couche d’infrastructure qui relie toutes ces ambitions, et SpaceX est la seule entreprise américaine actuellement sous contrat pour construire la fusée destinée à transporter des humains vers l’un ou l’autre de ces objectifs.
Implications militaires et technologiques
L’engagement de SpaceX dans la construction d’une base lunaire et dans les missions vers Mars ne touche pas seulement l’exploration spatiale, mais a également des répercussions significatives sur les capacités militaires des États-Unis. En consolidant l’infrastructure nécessaire pour maintenir une présence sur la Lune, l’agence visera à établir une communication et un soutien pour les missions militaires spatiales.
L’utilisation des satellites de SpaceX pour le transfert de données entre les systèmes de défense, les drones, et les ouvriers militaires en orbite pourrait transformer la dynamique de la guerre moderne. En fournissant une "épine dorsale" de données robuste et réactive, SpaceX pourrait jouer un rôle clé dans le développement de stratégies militaires basées sur l’espace, intégrant les technologies de drones et de missiles dans un système de défense global.
La programmation des satellites Starlink de SpaceX pour offrir une couverture mondiale est un autre aspect qui pourrait renforcer la capacité des forces armées à opérer dans des zones éloignées, facilitant des communications stratégiques en temps réel durant les opérations avancées.
En conclusion, l’approche de SpaceX et de la NASA, bien que principalement axée sur des missions d’exploration, pourrait ouvrir la voie à des capacités militaires avancées. En tirant parti des ressources lunaires et de l’innovation spatiale, les États-Unis pourraient non seulement établir leur présence sur la Lune, mais également renforcer leur position stratégique sur la scène mondiale.
Mon avis :
NASA’s Moon Base plan aims to establish a permanent outpost at the Moon’s south pole, enhancing lunar exploration and serving as a precursor to Mars missions. While this ambitious initiative promises technological advancements and international collaboration, challenges such as funding, timeline adherence, and competition from private entities like SpaceX raise concerns about feasibility and execution.
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