Le treizième vol d’essai de Starship a marqué un tournant crucial pour SpaceX, avec un décollage réussi et deux récupérations de stade. À 17h51 CT, Booster 20 et Ship 40 ont démontré des performances exceptionnelles, notamment en déployant les premiers satellites Starlink V3, consolidant ainsi l’avenir des missions Artemis.
Le vol historique du Starship de SpaceX
Le treizième vol d’essai du Starship a marqué une étape cruciale pour SpaceX, avec un décollage réussi, deux récupérations de phases, et le premier vrai chargement utile que le vaisseau a transporté dans l’espace. Le Booster 20 et le Ship 40 ont décollé à 22h51 heure centrale depuis la base de lancement de Starbase, et une heure plus tard, la mission avait atteint tous ses objectifs.
Décollage et séparation réussie
Peu après le lancement, le Booster 20 a été séparé du Ship 40 et a réalisé un amerrissage contrôlé dans le golfe du Mexique environ six minutes après le décollage. Cette réussite représente une avancée significative par rapport au vol n°12 en mai, où le booster avait perdu plusieurs moteurs durant sa manœuvre de retour et avait tenté un amerrissage difficile.
Performance remarquée du Ship 40
La performance du Ship 40 a été mise en avant, car il a déployé les premiers 20 satellites Starlink V3 opérationnels jamais transportés par le Starship. Ensuite, il a suivi un arc suborbital avant d’atterrir dans l’océan Indien, un atterrissage qualifié par l’analyste de SpaceX, Dan Huot, de "plus doux" que ceux réalisés auparavant. « C’est un scénario de rêve pour cette équipe qui cherche à obtenir des données sur le bouclier thermique », a-t-il déclaré lors de la diffusion en direct. "Je suis vraiment ravi. Wow. Numéro 13 porte chance."
Développement et impact sur le programme spatial
Contrairement aux simulateurs de masse utilisés lors du vol 12, ces satellites représentent du matériel de production destiné à étendre les réseaux solaires et les antennes tout en tentant de se connecter à la constellation plus large avant de revenir quelques minutes plus tard. L’intégration de matériel véritable dans une séquence de déploiement pleine lors de ce deuxième vol de la génération V3 maintient le Starship dans le calendrier prévu pour les travaux de charge utile que la NASA attend pour les futurs atterrissages lunaires Artemis.
Contexte économique et perspectives
Ce vol intervient à un moment où SpaceX avait besoin d’une victoire, car les actions de la société ont été échangées en dessous de leur prix d’introduction de 135 $ (environ 126 €) depuis la mi-juillet. L’intérêt à la vente a également grimpé à environ un tiers du flottant négociable. Un vol sans incident ne réglera pas les problèmes financiers de l’entreprise, mais il répond à une question essentielle que SpaceX devait absolument résoudre cette semaine : les correctifs apportés après l’avortement du 16 juillet seraient-ils fiables en conditions de vol réelles ? Ils l’ont été pour les deux phases, lors de la première tentative après la refonte.
Prochaines étapes
SpaceX n’a pas encore fixé de date cible pour le vol 14, bien que la société ait exprimé son désir de viser un vol orbital lors de la prochaine mission. Après la réussite du vol de ce week-end, cet objectif semble beaucoup plus réalisable.
Mon avis :
Le récent vol test du Starship 13 a été un succès majeur pour SpaceX, avec un lancement et des récupérations réussies. Toutefois, malgré la performance impressionnante des Starlink V3 et les améliorations techniques, la pression financière demeure cruciale. Le nettoyage des questions de fiabilité est un pas vers des missions orbitales, mais des défis subsistent.
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